EXPRESSION DES CLUBS AMATEURS (JANVIER 2011)

REFORME des CLUBS de FEDERALE : le fond et l'esprit seront-ils respectés en région ? (Club anonyme Midi Pyrénées)
Les dates fatidiques de l'application de la très nécessaire réforme dite des "fédérales" approchent et les Comités sont inquiets.
Inquiets du moins ceux qui vont avoir un certain nombre de clubs à gérer en "descente" on peut donc parler des "grands" (géographiquement et nombre de club) comités comme les Pyrénées ,l'Ile de France, etc.....

Pourquoi ?
Ils craignent, en effet, les colères des Présidents de clubs notamment de ceux installés en "honneur" depuis des décènnies ou des "historiques" qui vont vraissemblablement se retrouver rétrogradés d'office en promotion d'honneur avec peu d'espoir peu-immédiat de retrouver leur standing dont certains à des raisons subventionnelles ou de lisibilité optima locale nommée parfois pour label : "élite régionale".

En effet si la catégorie "honneur" garde deux poules entre 12 et 17 clubs vont quasi être condamnés les clubs qui ne seront pas qualifiés cette saison.
Mais c'est l'esprit de la réforme.
Se profile, alors, la tentation de programmer 3 poules de 8 plus certainement de 10 voire de 12 clubs...gommant les effets d'une réforme y compris son "fond" et objectif.
Si le niveau de la catégorie "honneur" va se diluer dans le nombre on va retrouver en effet secondaire l'amplification de la déjà trop actuelle distorssion entre les comités notamment lors des phases finales des championnats nationaux des séries territoriales.
Déjà pénalisante à travers des oppositions faussées du fait que certains comités ne disposent que d'une poule (1,5) pour l'ensemble du championnat (Roussillon) voire peu ou à glissières comme la Côte-Basque-Landes, le Béarn ou l'Armagnac-Bigorre on s'achemine vers des oppositions décallées ...

On aura constaté plusieurs fois le cas du club Languedocien Cessenon-St Chinian qui à travers le réglement intérieur et en toute impunité (y compris rétro-active) à trusté 4 à 5 titres tous les deux ans dans la même catégorie.

Mais si les Comités tablent sur 3 poules en "honneur" on pourra assister au niveau de la promotion d'honneur à des rencontres encore plus de niveau disproportionnées.

Le Roussillon, entr'autre dont le championnat régional comme son appellation ne veulent plus rien dire propose un championnat ultra-réduit pour

6 catégories...il descendra trois clubs de fédérale 3 , en fin de saison et la suivante un de ces ex-f3 sera vraissemblablement emmené à représenter son comité en promotion d'honneur....il sera mis en équivalence avec un Pyrénéen ou un Parisien qui lui en sera le 31 ou le 36 ième de son championnat respectif.

Ces distorssions sont statistiquement évidentes et historiquement vérifiables comme entretenues par les Comités...sinon programmées volontairement si l'on regarde le cas, entr'autre, de l'Armagnac-Bigorre qui disposait du nombre de club pour poser 1 poule par catégories et qui ne l'a pas fait ....

Le choix de "gonfler" les catégories "honneur" des comités dits "grands" n'est pas dans l'esprit de la réforme et va, de plus, pénaliser toutes les autres catégories de la promotion d'honneur à la série 4.

Ce choix interdira irrémédiablement à un club parisien et Pyrénéen la conquête d'un seul bouclier dans des rapports de niveau artificiels hier de 2 à 5 passant à 10. Un exemple : pour lutter à armes égales il faudra (si 3 poules en honneur) que le Pyrénéen de promotion d'honneur ait un niveau de Fédérale 3 minima et pour les autres catégories celui d'honneur.

Dans des configurations engendrant de tels décallages tolérés sinon provoqués

on s'achemine vers un quasi championnat à 5 comités....les mêmes qui trustent les titres depuis 50 ans grâce aux réglements-adaptés favorisés par des découpes géographiques d'un autre temps...à quand les Comités calqués sur les régions administratives.


LA REFORME ET LA REGION (Club anonyme Midi Pyrénées)
Les inepties futures du prochain championnat....celles qui font marrer les comités voisins....et leurs clubs qui ont déja prévus un clou pour pendre le prochain bouclier.

En voulant faire plaisir aux présidents des clubs qui seraient passés à la trappe de l'honneur jusqu'a la série 4, donc en ne respectant pas l'esprit... de la réforme le comité va amoindrir considérablement le niveau .
Les oppositions lors des phases finales nationales vont être exponentiellement disproportionnées.
Le 1 de promotion d'honneur des pyrénées sera en fait le 31 ième, celui de série 1 le 51 et celui de série 4 le 180 et des miettes.....
Les comités dits "boucliers", ceux qui depuis 50 ans profitent de ces distorssions et s'y accrochent (surtout leur présidents) ont tous couplès leur séries h avec ph etc.... sinon triplés comme le Béarn.
Le Roussillon lui n'a qu'une poule la deuxième est faite avec des réserves....le 3 sera engagé en ph et il peut être un club qui sera descendu la saison précédente de F3.... ces opositions ne veulent plus rien dire.
Ou on fait une réforme et on l'applique ou n'en fait pas un bout et on galvaude le reste pour faire plaisir (3 poules en honneur).... parcequ'en fait on n'a pas consulté, prévu les conséquences en séries....
Des solutions alternatives il y en a ....
La fédérale 4 dont les poules seraient composées de clubs de même région administratives
La calquage des comités actuels sur les régions administratives
Sinon les deux en même temps seraient le plus logique, réglementaire administrativement.
Bien sur çà va perturber le système électif ....mais il faudra bien y arriver un jour...

LES VOEUX 2011 POUR L'OVALIE !
- Application stricte de la réforme dite des "fédérales" de la F1 à la série 4 (donc 2 poules en honneur jusqu'a série 3, optimisation de la série 4)
- Alignement des comités "régionaux" sur les régions admiistratives d'ou pour Midi-Pyrénées la mise en place d'une entité qui gommerait l'Armagnac-Bigorre, le retour du canton Nord du Lot et du club aveyronnais de Capdenac.
- L'obligation à tous les comités d'avoir pour le moins 1 poule de 10 clubs par catégories (1 poule en honneur, idem en série 1, 2 , 3 et 4 soient au moins 60 clubs)
- Obligation aux clubs "pros" d'avoir en plus de leurs formations actuelles des entités identiques mais composées de joueurs nés dans l'endroit
- Création d'une indemnité dite de "formation" pour tous recrutements de joueurs de moins de 18 ans avec modulation suplèmentaire si le joueur passe pro ou deviens international
- Reroutage vers le monde amateur des emplois générés par les partenaires des clubs "pros", des comités et de la FFR
- Prêts et mise en pépinière dans les clubs amateurs du secteur des éducateurs en surnombre des clubs pros
- Obligations aux clubs pros de faire évoluer au moins 1 fois par saison leurs formation junior et espoirs sur des sites particuliers (à implanter rugby, en difficulté, de clubs en sommeil ou de villes emmergeantes)
- Obligation aux communes y compris toulouse d'adapter à chaque création de stade ce dernier au rugby et de prévoir des poteaux de rugby
- Obligation aux clubs "pros" d'héberger une entité féminine

LE COURRIER DES CLUBS AMATEURS

Les problèmes de championnat chez les jeunes
J'entraine le GFL 15 (Gramat, Figeac Lacapelle) saison commencée fin août, de cette date à fin février soit 6 mois nous avons disputé 8 matchs de 70' soit 560' de temps de jeu total, soit si ce temps de jeu est réparti sur 22 joueurs une moyenne d'une heure par mois. Comment intéresser les jeunes à ce sport ? Il me parait nécessaire de rassembler Philiponneau et Balandrade dans une 1ère phase (poule de 8 par exemple) sur la base des régles Philiponeau ce qui aurait l'avantage également de diminuer la longueur des déplacements, pour ensuite mettre en place une 2ème phase (poule de 4) les 4 1ers en Balandrade, les 4 suivants en Philiponeau. Ainsi on pourait peut-être intéresser un peu plus les jeunes qui veulent JOUER AU RUGBY.
Réponse de l'Amicale
En effet ce problème est évoqué régulièrement lors de nos déplacements et ce depuis plusieurs années déjà. Celà devient tout simplement de l'autisme et il faudrait que de temps en temps certains élus de la FD rendent des comptes... au Président Camou...

Sponsoring ? Mécénat ?
Qui peut commenter en terme de fiscalité ?
Comment un club peut-il procéder pour être éligible en mécénat ?
Des détails et des infos...merci.
Réponse de l'Amicale
Un dossier intitulé ''MECENAT/SPONSORING/PARRAINAGE'' figure dans la rubrique ''INFOS UTILES'' et ''FISCALITES des ASSOCIATIONS''

Le scolaire… que doivent faire les clubs…

Les clubs implantés sur des villes ou villages disposant d'écoles primaires et secondaires (collèges et lycées) se posent, souvent et de plus en plus, la question :
" que faire, avec quels moyens, quels supports ?"
"existe-t-il une politique spécifique à la ffr et dans les comités et si non pourquoi ? et si oui deux questions :
1 - qu'elle est elle ?
2 - y a t il synergie avec ces ou cette commission et les clubs sur site ?
Des questions en espérant des réponses.
Réponse de l'Amicale
Par délégation des Comités Territoriaux ou Ligues, les Comités Départementaux ont en charge le développement du rugby dans le milieu scolaire et notamment la collaboration club-école, les actions avec l'USEP, l'UGSEL, l'UNSS, l'application, le suivi et l'évaluation des conventions, les journées de masses, les autres formes de jeu à instaurer, à crédibiliser, à développer...
C'est la dynamique des Comités Départementaux qui valorise les relations avec le milieu scolaire. Certains ne font rien... D'autres comme le Comité Départemental de l'Hérault par exemple sont à la pointe sur les objectifs et dans l'action.
A chacun son rôle, à chacun sa place comme le souligne la plaquette FFR concenant les Comités Départementaux.
 http://www.ffr.fr/index.php/ffr/documentation/le_comite_departemental

Plan informatique… des prix cassés
On parle souvent de plan informatique mais celui dont on parle souvent en rugby est limité à la seule mise en place d'applications et non à une quelconque mise en place de tarifications dédiées aux clubs à travers des partenariats dégageant des ordinateurs à prix préférentiels et des abonnements téléphoniques et internet idem. Les opérateurs comme les vendeurs de matériel téléphoniques le font sur les grandes entreprises et le foot l'a fait aussi y compris en impliquant des partenaires (qui sont aussi au rugby). Les comités à 200 clubs et autant d'école de rugby... si vous contactez des fabricants soyez persuadé qu'ils vont bagarrer pour avoir le marché... si vous allez chez un opérateur téléphonique et vous lui proposez 100, 200, 500 abonnements il va baisser les prix....c'est donner aussi pour les clubs un + économique....
Réponse de l'Amicale
Certains Comités Territoriaux ou Ligues ont mis en place un système qui permet aux clubs de s'équiper de matériels informatiques à prix préférentiels.
Lors de nos déplacements, l'Amicale constate en effet que certains Comités Territoriaux ou Ligues sont plus dynamiques que d'autres...


Centrale d’achat
Peut-être pas au niveau de la ffr mais certainement à celui des comités il serait extrêmement important de travailler sur une centrale d'achat capable de proposer des prix extrêmement compétitifs pour tous les équipements textiles.
Maillot, short, bas pour le moins .
Certes pas de monopole afin de ne pas tuer les efforts de certains partenaires de clubs il n'en reste pas mal que l'on peut casser les prix.... un essai sur les écoles de rugby par exemple peut emmener les tenues à moins de 8 euros le maillot, 2 euros les bas et 4,5 les short soit un équipement tournant autour de 15 euros, protège dent en prime (qualité comprise)
Pourquoi s'en passer ?.... les néo-zélandais le font au niveau du scolaire......
Réponse de l'Amicale
Tu poses la question et tu réponds en même temps... Les dirigeants de club n'apprécieraient pas que les Comités puissent interférer sur un point sensible qui est le partenariat. Pour celà, il faut fonctionner en confiance totale...

Le rugby amateur oublié des médias
Le rugby amateur est aujourd'hui oublié des médias. La presse ne publie les résultats que le lundi parfois le mardi mais ne diffuse sinon sur le local des clubs aucun descriptif des championnats et lors des phases finales le samedi ou le dimanche matin on a du mal à savoir qui joue ou....les comités sont ils en contact avec les organes de presse ? les radios sont elles prospectées pour une exploitation des championnats ? à l'heure de la communication "plein pot" force est de reconnaître que le rugby est en retard .... voulu ? certains disent oui ! contraint ? manque de spécialistes ? peut-être ! reste que même sur le minimum comme l'exploitation d'un site internet tout le monde peut constater un manque proche du vide très surprenant hier particulièrement inquiétant aujourd'hui, catastrophique pour demain.
Réponse de l'Amicale
IL est indéniable qu'il manque au sein de la FFR une personne ou une commission qui puisse faire du lobbying. Un lobby est un groupe de pression qui tente d'influencer l'établissement des normes, des décisions pour favoriser ses propres intérêts. On parle aussi de groupe d'intérêt ou de groupe d'influence.
Dans le cadre de la formation des dirigeants, certains comités ont mis en place un module de formation intitulé : "Comment mieux communiquer avec les médias ?"

Dimension des terrains
Fut un temps Guy Roux avait calculé que pour ne pas que le rugby vienne sur son stade il fallait dimensionner la pelouse au minimum des mesures réglementaires pour le foot, trop justes pour l'ovale).
Beaucoup de municipalité et non des moindre (Toulouse) le font et l'on voit des terrains inadaptés au rugby... la ffr devraient intervenir à travers tous leurs comités pour décliner sur les municipalités les mesures du rugby...dans les patelins émergeants de la couronne toulousaine peu de stade neufs sont adaptables au rugby....volontairement ? ils disent non mais n'en pensent pas moins !
Réponse de l'Amicale
Il me semble que nous sommes là aussi dans le domaine du lobbying... Le milieu rugbystique doit devenir plus puissant pour pouvoir intervenir auprès des collectivités locales et territoriales et permettre au rugby d'utiliser toute pelouse gazonnée notamment avec le surdimensionnement des terrains pour les écoles de rugby qui manquent désormais de terrains gazonnés.

Structuration géographique
la ffr et les comités devraient s'inquiéter (comme e font les autres fédé dont le foot) de structurer géographiquement en investissant les patelins de plus de 2000 ha n'ayant pas de rugby ou surtout les villages émergeants des couronnes des grandes villes...les pros devrait y faire des matches amicaux à titre promotionnel et leur juniors et cadet s'en servir de base au titre du prospect et animation...
Ex : Montpellier qui incontestablement n'a pas ou peu de club autour et intra-muros (le Languedoc pourrait y promener ces boucliers gagnés artificiellement à travers ces bidouillages-couplages de poule)....
Réponse de l'Amicale
C'est de la compétence des Comités Territoriaux ou Ligues. Je pense que vous l'avez bien compris, les Comités Territoriaux ou Ligues organisent leur championnat à leur guise, mettent en place leur politique de communication à leur guise avec l'aval de la plupart des clubs (mode d'élection par procuration oblige !)

Formateurs ou affineurs
Les joueurs de rugby sont comme les fromages. Il y a le bon paysan qui tire le lait et fait le fromage et le vendeur qui affine et qui rêvent...le club amateur forme se fait piquer pour rien son joueur et le pro affine , utilise et rêvent...et ne forme plus aucun joueur de son secteur...on devrait obliger les pros à avoir des équipes de benjamins à juniors composées de gamins nés dans la ville ou à moins de 20 km , équipes en plus de leurs "écuries" composées de gamins pillés lors des sélections (financées par les comités dont les clubs amateurs) de tous les comités....les pros ne font pas de la formation mais de "l'affinage"... c'est bien mais c'est pas suffisant.
Réponse de l'Amicale
Un des objectifs de l'Amicale est de proposer un projet concernant les clubs formateurs...
C'est un des thèmes majeurs de l'Amicale pour la saison 2009/2010. L'Amicale pense qu'avant de parler d'indemnités de formation, il faut parler de protection des clubs formateur et donner une définition à ''club formateur''. Les discusions et le projet sont en cours...

Informatique et comités
A l'heure de l'informatique on peut s'inquiéter, déplorer et/ou regretter que la ffr n'aient pas "travaillé" sur une maquette de site qu'elle aurait décliné , ensuite, dans les comités régionaux...restait à ces derniers de les personnaliser en couleur, blason, etc....on constate que des comités n'ont pas de supports internet, d'autres des blogs enfin certains et non des moindre des sites peu consistants et quasi vide sinon inactifs au point que ce sont montées des sites et forum officieux...y a t il un monsieur "informatique" dans le rugby...il semble que non ....au boulot ! mais quel retard !
Réponse de l'Amicale
En effet, à l'heure d'internet, certains comités ne sont toujours pas sensibilisé par ce mode de communication...
Le mode d'élection actuel au sein de la FFR ne favorise pas la dynamique des Comités Territoriaux ou Ligues. Ce mode d'élection favorise surtout le clientélisme au lieu de l'action.

Comités et région administratives
La législation française (à vérifier) devait obliger toute dénomination "régionale" à se calquer sur la région administrative (on avait entendu parler d'une date max d'application)
Dans la découpe des comités du rugby français on relève de nombreux cas de non-application de cette directive.
ex : l'Armagnac-Bigorre (Gers et Haute Pyrénées), le canton nord du lot et le club de Capdenac sont dans des entités ou constituent des entités dites régionales autre que Midi Pyrénées.
Le Roussillon n'est pas couplé avec le Languedoc et la cote basque et le Béarn sont indépendant de la cote d'argent....région aquitaine ....
Question : est-il prévu une date butoir d'application de la directive de calquage des entités dites "régionales" sur la région administrative correspondante ? cette question est-elle en travaux à la ffr et qu'en pensent les dirigeants de la ffr.
Réponse de l'Amicale
La plupart des présidents des Comités dits ''territoriaux'' n'y sont pas favorables et font du lobbying auprès de la FFR afin de garder le pouvoir dans leur microcosme (Roussillon, Béarn...).
Le mode d'élection actuel au sein de la FFR favorise surtout le clientélisme et ce n'est que par la loi que les comités dits 'territoriaux'' deviendront ''Ligues''.
Il faut savoir que Pierre Camou n'a pas besoin de la loi pour mettre en place cette mesure mais face au lobby en aura-t-il le courage ?
 
Les emplois générés par les partenaires des clubs PRO
Les partenaires des clubs "pros" génèrent des emplois.
Les joueurs de ces entités ne les exploitent pas !
Question : est-il prévu la gestion de ces emplois et leur redéploiement vers le monde amateur ?
Si oui sont-ils gérés par la Ligue, les Comités, une structure dédiée ?
Si non la FFR et les Comités planchent-ils sur cette question et si toujours non : pourquoi laissent-ils partir dans la nature et en période de crise ses opportunités particulièrement indispensables au monde amateur ?
Réponse de l'Amicale
Tu proposes une bourse à l'emploi destinées en particulier aux joueurs de rugby des clubs amateurs via les partenaires des clubs pro. C'est une idée très intéressante pour établir une vraie collaboration entre le rugby professionnel et le rugby amateur. Toutefois l'idée c'est 5%, l'action 95%...
L'Amicale, si elle parvenait à se développer sur toutes les régions et à se professionnaliser (permanence)  pourrait éventuellement reprendre cette idée...
 
Partenariat FFR : déclinaison vers les clubs
La FFR et les institutions régionales disposent de partenaires. Quelles sont les déclinaisons vers les clubs ?
Ex : Sport 2000 (fournisseur officiel FFR)... ristournes clubs, partenariats avec le club de rugby de la commune où l'enseigne est installée...etc ??????
Réponse de l'Amicale
Aucune déclinaison vers les clubs n'existe... Cette idée est très intéressante. L'Amicale proposera cette idée à la FFR

Rencontre du dimanche
1) Le monde télévisuel, parlez-moi de cet outil tueur de sensations.Qui se souviendra de cette bonne odeur de camphre, passé avec méthode sur les cuisses des joueurs, des effluves poivrées des grillades, et du bon demi de la mi-temps, qui,rejoignez votre canapé pour regarder un rugby épuré de toutes les valeurs sociabilisantes.
2) Je pense qu'il est grand temps que les intérêts des clubs PRO cessent de réduire à néant tout le travail des bénévoles du rugby amateur. Les matchs diffusés le dimanche après midi pénalisent et impactent très fortement sur les recettes "entrée" source de revenus parfois unique des petits clubs. Je pense que les petits clubs sont trop souvent sacrifiés sur l'autel des intérêts supérieur
3) Le Secrétaire Général du SPS Rugby de Fédérale 2 s'insurge au sujet des rencontres de Pro D1 et Pro D2 télévisées le dimanche... Qu'en pense-vous ? 
Réponse de l'Amicale
Sans état d'âme, l'Amicale répond qu'elle est contre la diffusion des rencontres PRO le dimanche, qu'elle s'emploie à le faire savoir, qu'elle fait du lobbying sur le sujet  et qu'elle prendra ses responsabilités le moment venu.

A - RENCONTRES TELEVISEES le DIMANCHE

Je suis tout disposé à apporter de l'eau à votre moulin de la réflexion sportive que vous menez concernant le rugby amateur. Bon nombre de problèmes et donc de pistes de réflexions sont à lister, et il en est une récente que nous ressentons comme un coup de poignard au rugby amateur.

Le 22 février dernier nous jouions à domicile contre le leader de la poule 7 de fédérale 2 ; nous avions mis bon nombre d'affiches, articles de presse, annonces radio par le biais de France Bleu etc... et plus il faisait beau !

Or, cet après-midi, FR3 diffusait Pau/La Rochelle en Pro D2 et comme si un malheur ne suffisait pas Canal + enchainait avec Toulouse/Clermont Ferrand ; franchement si l'on voulait tuer le rugby amateur on ne s'y prendrait pas autrement. Nous avons fait ce jour là 70 entrées payantes et une misère à la buvette puisque les quelques présents se sont dirigés prestement vers le canapé familial et Canalien sitôt ou même avant notre coup de sifflet final.

Voilà ce n'est qu'un exemple d'un certain dysfonctionnement et il y en a d'autres, sur les règles du jeu, les masses salariales, le nombre de joueurs étrangers...

Un Secrétaire Général d'un club de Fédérale 2

       

ZOOM sur les PRESIDENTS des LIGUES REGIONALES ou COMITES TERRITORIAUX

DECOUVREZ LES REACTIONS DE VOS ELUS A L'ISSUE DES ELECTIONS

Alpes Christian DULLIN (réélu)
Alsace Lorraine : Jean-Luc Dubois (réélu)
Armagnac-Bigorre :
Antoine MARIN (réélu)
Auvergne : Jean LACAMPAGNE(réélu)
Béarn : Robert CASADEBEIG (réélu)
Bourgogne :
Jean-François CONTANT (réélu)
Bretagne Jean-Paul CANAUD (élu) 
Centre Patrice DOCTRINAL(réélu)
Corse : Henri SAVARY (élu)
Côte Basque Landes Pierre CAMOU (réélu)
Côte d’Argent: Christian BAGATE (réélu)
 
Côte d’Azur: Henri MONDINO (réélu)
Drôme Ardèche: Jean-Marc PATOUILLARD (élu) 
Flandres Richard GRADEL (réélu)
Franche-Comté : Claude JEANNOT (réélu)
Ile de France Jean-Louis BOUJON (réélu)
Languedoc : Guy MOLVEAU (réélu)
Limousin : Roger FITE (réélu)
Lyonnais Daniel FALQUE (réélu) 
Midi-Pyrénées Patrick BATTUT (réélu)
Normandie Jean-Claude GOSSELIN (réélu)
Pays de la Loire : Jacques TROGER (réélu)
Périgord Agenais : Jacques LAURANS (réélu) 
Poitou-Charentes : Bernard REBEYROL (réélu)
Provence : Patrick BUISSON (élu)
Roussillon : Jean DUNYACH (réélu)
 

Guadeloupe :
Richard BURGER (élu)
Guyane : Grégory GERMA (réélu)
Réunion : Armon COUPOU (réélu)
Martinique : Franck PIAULT (élu)

Mayotte : Sébastien RIERE (réélu)
Nouvelle Calédonie : Jean-Louis CARRICONDE (réélu)
Wallis et Futuna : Pauliano FULUHEA (réélu)

  
LA DETRESSE DES CLUBS AMATEURS

Jamais le fossé ne fût aussi grand entre le rugby professionnel et amateur tant sur le plan de l'argent que du jeu. La fièvre monétaire gagne et la course aux armements s'active ; budget minimum pour jouer un rôle : 800 000 € en Fédérale 1, 600 000 € en Fédérale 2, 200 000 € en Fédérale 3... Quant aux clubs amateurs et formateurs, c'est la détresse. Grande est ma surprise de constater les interrogations de la FFR à ce sujet.
L'argent de la Coupe du Monde reste discret et bloqué. Tous ces clubs ont connu un afflux de jeunes et nombreux sont ceux qui en ont refusé car les moyens manquent : terrains, éducateurs, équipements. Au SCUF, trois cent gamins et quelques créneaux horaires. Le sport parisien n'est pas que paillettes. Pendant ce temps, on fait jouer des compétitions de jeunes au mois de mai. C'est méconnaître que ceux-ci passent des examens et ne sont pas obligés de suivre un calendrier professionnels, mais les ''retraités'' de la FFR sont éloignés de ces contingences, il est vrai que le rugby n'est plus un sport universitaire...
On parle des valeurs du rugby mais on entend que ''fric et jactance'' et elles ont tendance à s'amenuiser. Il ne faut jamais oublier que ces valeurs sont singulières et non universelles.  Et là est le danger de l'expansion à tout prix du rugby au détriement des lieux traditionnels.
Mais tout ce petit monde qui ''grouille, grenouille et scribouille'' prépare les élections de la Fédération et oublie le monde amateur et ses problèmes sauf pour la collecte des pouvoirs. Alors pourquoi s'inquiéter ? Les vieux d'abord et bien servis, les jeunes nenni ! Mais les clubs formateurs continuent d'avancer pour cette espèce de fleuve qu'est le jeu de rugby, c'est la seule façon de ne pas tahir la source. Dans ces clubs, c'est en transmettant le passé aux enfants qu'on leur permet d'inventer leur avenir et seuls les clubs formateurs sont capables de le faire. Mais qui s'en soucie à l'époque du veau d'or ? Même le Midol est tombé dans la paillette, hélas, hélas ! Mais j'ai toujours confiance en mon journal préféré.

Jean Hospital (Paris) (Courrier des lecteurs ''Midi olympique'' du lundi 20 mai 2008)

LE DROIT A LA CRITIQUE

Le droit à la critique reste le fondement même de notre démocratie. Que les critiques continuent longtemps de pleuvoir sur le rugby français, ses mœurs, ses coutumes, ses joueurs. C’est le signe même de la passion qu’il soulève, de sa bonne santé.
Les membres de l’Amicale sont des passionnés autant si ce n’est plus que la plupart des dirigeants fédéraux. Chaque fois que l’Amicale entend s’exprimer, elle déplore que dans ce milieu du rugby, le moindre désaccord fasse de nous un adversaire du système ou des hommes qui le représentent. On doit pouvoir dire les choses sans être un ennemi de la personne à laquelle on s’adresse. Mais en rugby, tout devient tout de suite compliqué, les individus se sentent trahis pour trois fois rien… On ne peut rien dire, rien écrire, sans être aussitôt suspecté de machiavélisme, d’infidélité, de rancœur. Tout se passe comme si les décideurs en rugby étaient si peu sûrs d’eux-mêmes qu’ils ne supportent pas la moindre contradiction.

L'ERE des RUPTURES de Jacques VERDIER

Le départ de Bernard Lapasset (17 ans à la tête de la FFR), celui de Serge Blanco (10 ans aux commandes de la Ligue) sonne l'ère des ruptures. Et la question, aujourd'hui, n'est pas tant de savoir qui va les remplacer (Camou, Boujon ? pour Lapasset; Wolf, Lux, Perez ? pour Blanco) que de comprendre quelle politique doit être mise en oeuvre pour poursuivre et même accélérer le travail accompli. Ici, et au risque de me faire quelques ennemis, je professe que la Ligue, plus jeune, plus dynamique, plus soucieuse de coller au monde de l'entreprise, a mieux amorcé le virage de la modernité, que la FFR, trop longtemps engoncée dans un monde de fonctionnement laborieux, mollasson, conservateur. Non que tous les dirigeants fédéraux soient à jeter aux orties ! J'en connais de formidables. Mais la lourde institution mériterait aujourd'hui d'être dérangée, repensée, violée afin de se lancer résolument sur le chemin des fameuses réformes. On me rétorquera qu'ici, comme toujours, comme partout, c'est le futur chef qui donnera le ton des mesures à prendre, impulsera ou non la dynamique idoine et qu'il ne sert à rien de décliner la liste trop longue des réformes à mener tant qu'une ligne n'est pas définie, un grand dessein envisagé. N'empêche ! Elles sont devenues si indispensables que même un grand journal économique comme ''Les Echos'' témoignait de l'urgence dans son édition de ce matin : ''La FFR va devoir passer à la vitesse supérieure, écrivair Alain Echegut, si elle veut que le rugby se développe en France, pour devenir un sport national (...) Cela signifie aussi que soit réglé le problème du calendrier (...) du rugby à 7 (...) le problème récurrent de l'arbitrage (...) des règles, pour que l'affrontement cesse de prendre le pas sur l'évitement (...) du dopage (...) la structuration de l'offre marketing..." A quoi on pourrait ajouter, les réformes liées au rugby amateur, à la formation, à la promotion de ce sport, au quota des joueurs étrangers dans les clubs pros et amateurs, aux centres de formation, aux stades qui ne répondent plus à l'attente du public, aux lycéens qui ne savent où jouer, à l'absence de contre-pouvoir, aux décisions iniques trop souvent qualifiées de ''fait du Prince'', aux amitiés un peu louches et aux petits arrangements entre amis. De quoi largement relever quelques mêlées dans les mois à venir...

TOI AUSSI, MA FEDERATION !

La lecture de la presse rugbystique, ces dernières semaines, nous amène à faire un parrallèle avec celle des Douze César de Suétone, qui nous éclaire sur la vie des premiers empereurs romains, qui se sont succédés après le ''divin Jules'', fondateur de l'Empire. On se demandera quel rapport peuvent bien avoir Auguste, Néron ou Caligula avec le rugby en général et sa Fédération Française en particulier ?
A priori, l'occupant de la rue de Liège n'empoisonne pas les opposants et les banquets fédéraux ne ressemblent pas aux orgies romaines (ne croyez pas les mauvaises langues...). Il existe pourtant un point commun frappant entre les moeurs du Ier siècle après Jésus-Christ et celles en vogue dans la Gaule du IIème siècle après William Webb Ellis.

On apprend, ou plûtôt il se confirme que le bon président Lapasset, du fond de son confortable fauteuil de président de l'IRB, organise tranquillement sa succession à la tête de la Fédération française de rugby. Comme ces empereurs qui désignaient, en l'adoptant, ceux qui leur succédaient, Bernard Lapasset a déjà tout prévu. C'est donc Pierre Camou, fidèle d'entre les fidèles, actuel vice-président de la FFR, qui devrait prendre place sur le trône laissé vacant, selon une tradition impériale bien établie. On se souvient que le même Bernard Lapasset avait été désigné par Albert Ferasse pour prendre la suite. A cet égard, on poursuivra la métaphore impériale en rappelant que la FFR a, elle aussi, connu ses Brutus. Le regretté Jacques Fourroux, pourtant couvé par Albert Ferrasse et promis à un brillant avenir fédéral, paiera cher sa tentative de prendre le pouvoir sans attendre qu'Albert 1er ne le lui octroie. Impatiente jeunesse...

L'épisode 2008 de la succession présidentielle voit, comme toujours, poindre le vent de la révolte des opposants, ces sénateurs rabaissés au rang de faire-valoir, privés de leur pouvoir par le président qui tient plus du premier consul que du ''primus inter pares''. Cette année, l'étendard de l'opposition est tenu par Jean Louis Boujon, président du comité territorial d'Ile-de-France, fort du soutien de Serge Blanco. Ce dernier, qu'on disait candidat il y a peu, a préféré une stratégie plus discrète et, peut-être, plus efficace : les contentieux entre la ligue nationale et la Fédération ont crée des inimitiés que Serge Blanco n'aurait sans doute pas réussi à effacer pour accéder à la présidence. Aussi, ce dernier avance-t-il semi-masqué. Mais, comme il y a 2000 ans, il existe des recettes infaillibles pour faire retomber la révolte : une promesse de poste ''à responsabilité'' a donc été faite à Jean Louis Boujon en échange de son allégeance à Pierre Camou. On se réjouira cependant que les pratiques les moins acceptables de la Rome antique n'ont pas survécu à la chute de l"empire. Jean Louis Boujon n'aura donc pas à faire goûter sa nourriture avant de la manger...

Antoine Aymond (Courrier des lecteurs Midi Olympique du lundi 20 mai 2008)