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CONGRES F.F.R.... ET ENCORE DES PROMESSES !
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 Comme prévu, Pierre Camou succède à Bernard Lapasset lors du 118ème congrès sans histoire. Trop beau pour être vrai !
Les 32 présidents des Ligues Régionales et des Comités Territoriaux ont une nouvelle fois fait l’élection et le Président Camou y va de ses promesse : « Moi, j’aime aller à la rencontre des clubs. Je suis très proche des clubs et je ne suis heureux qu’avec eux. Et ça, ce n’est pas du cinéma » Et encore des promesses !
Il y a 17 ans, Bernard Lapasset tenait le même discours : "Mon souci prioritaire, c’est la communication directe avec les comités et le clubs… "
"On ne peut pas prendre de décisions sans connaître l’expression des clubs… "
"Paris ne doit pas tout faire et les engagements pris doivent correspondre aux soucis des club… "
"J’ai besoin d’informations précises et directes des gens qui se dévouent pour le rugby… "
"Le premier devoir d’un Président est d’être à l’écoute de tous… "
Mais aussi, quelques mois plus tard : « Il a fallut d’abord réunifier la FFR et renflouer les caisses »
La réunification s’est faite seulement avec les 32 présidents des Ligues Régionales et des Comités Territoriaux en leur donnant un pouvoir surdimensionné qui permet au Président de la FFR de se faire élire avec 98 ,95% des voix avec le traficotage du mode d’élection.
Le renflouement des caisses s’est fait sur le dos des clubs les plus modestes et des écoles de rugby avec l’augmentation excessive des primes d’assurance et les diverses ponctions réalisées…
De fait, le rugby d’en bas, paie pour le rugby d’en haut…
Pierre Camou affirme aimer le débat d’idées et être prêt à défendre ses convictions. Alors qu’il nous explique comment il peut cautionner le mode d’élection du Président de la F.F.R. …
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LA DETRESSE DES CLUBS AMATEURS
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 Jamais le fossé ne fût aussi grand entre le rugby professionnel et amateur tant sur le plan de l'argent que du jeu. La fièvre monétaire gagne et la course aux armements s'active ; budget minimum pour jouer un rôle : 800 000 € en Fédérale 1, 600 000 € en Fédérale 2, 200 000 € en Fédérale 3... Quant aux clubs amateurs et formateurs, c'est la détresse. Grande est ma surprise de constater les interrogations de la FFR à ce sujet.
L'argent de la Coupe du Monde reste discret et bloqué. Tous ces clubs ont connu un afflux de jeunes et nombreux sont ceux qui en ont refusé car les moyens manquent : terrains, éducateurs, équipements. Au SCUF, trois cent gamins et quelques créneaux horaires. Le sport parisien n'est pas que paillettes. Pendant ce temps, on fait jouer des compétitions de jeunes au mois de mai. C'est méconnaître que ceux-ci passent des examens et ne sont pas obligés de suivre un calendrier professionnels, mais les ''retraités'' de la FFR sont éloignés de ces contingences, il est vrai que le rugby n'est plus un sport universitaire...
On parle des valeurs du rugby mais on entend que ''fric et jactance'' et elles ont tendance à s'amenuiser. Il ne faut jamais oublier que ces valeurs sont singulières et non universelles. Et là est le danger de l'expansion à tout prix du rugby au détriement des lieux traditionnels.
Mais tout ce petit monde qui ''grouille, grenouille et scribouille'' prépare les élections de la Fédération et oublie le monde amateur et ses problèmes sauf pour la collecte des pouvoirs. Alors pourquoi s'inquiéter ? Les vieux d'abord et bien servis, les jeunes nenni ! Mais les clubs formateurs continuent d'avancer pour cette espèce de fleuve qu'est le jeu de rugby, c'est la seule façon de ne pas tahir la source. Dans ces clubs, c'est en transmettant le passé aux enfants qu'on leur permet d'inventer leur avenir et seuls les clubs formateurs sont capables de le faire. Mais qui s'en soucie à l'époque du veau d'or ? Même le Midol est tombé dans la paillette, hélas, hélas ! Mais j'ai toujours confiance en mon journal préféré.
Jean Hospital (Paris) (Courrier des lecteurs ''Midi olympique'' du lundi 20 mai 2008)
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LE POUVOIR EXORBITANT DES PRESIDENTS des LIGUES REGIONALES et des COMITES TERRITORIAIUX
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 La plupart des présidents de club que nous rencontrons nous disent qu’il devient difficile de s’afficher pour et avec l’Amicale.
La pression des présidents des Ligues Régionales et des Comités Territoriaux, ceux qui font l’élection du Président de la F.F.R. est réelle…
« On va nous envoyer les arbitres les moins performants, ce qui veut dire de nombreux problèmes… »
« On n’aura pas de billets pour les matches du tournoi des 6 nations et pour la finale du championnat de France… »
« On n’aura pas de match des phases finale sur notre terrain en fin de saison… »
« Application stricte du règlement en cas de problème… alors que l’on fait preuve de plus de mansuétude pour d’autres… »
Les exemples de pressions indirectes citées par les présidents de club sont nombreux.
Pour éviter tous ces malentendus, l’Amicale propose de renforcer le rôle des présidents des Comités Départementaux plus proche des clubs. Pour cela, il faut et il suffit de redéfinir le rôle et les missions des Ligues Régionales et ceux des Comités Départementaux.
Nous avons bien dit ‘’Ligues Régionales’’ car l’Amicale ne désespère pas voir harmoniser les limites des comités dits ‘’territoriaux’’ sur celles des régions administratives afin que ne coexistent que des Ligues Régionales.
Du poil à gratter pour ces Présidents des Comités Territoriaux qui ont peur de perdre de leur influence. De toute façon, nous apprenons qu’un projet de loi du Ministère de la Jeunesse et des Sports tend à aller dans ce sens.
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L'ERE des RUPTURES de Jacques VERDIER
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 Le départ de Bernard Lapasset (17 ans à la tête de la FFR), celui de Serge Blanco (10 ans aux commandes de la Ligue) sonne l'ère des ruptures. Et la question, aujourd'hui, n'est pas tant de savoir qui va les remplacer (Camou, Boujon ? pour Lapasset; Wolf, Lux, Perez ? pour Blanco) que de comprendre quelle politique doit être mise en oeuvre pour poursuivre et même accélérer le travail accompli. Ici, et au risque de me faire quelques ennemis, je professe que la Ligue, plus jeune, plus dynamique, plus soucieuse de coller au monde de l'entreprise, a mieux amorcé le virage de la modernité, que la FFR, trop longtemps engoncée dans un monde de fonctionnement laborieux, mollasson, conservateur. Non que tous les dirigeants fédéraux soient à jeter aux orties ! J'en connais de formidables. Mais la lourde institution mériterait aujourd'hui d'être dérangée, repensée, violée afin de se lancer résolument sur le chemin des fameuses réformes. On me rétorquera qu'ici, comme toujours, comme partout, c'est le futur chef qui donnera le ton des mesures à prendre, impulsera ou non la dynamique idoine et qu'il ne sert à rien de décliner la liste trop longue des réformes à mener tant qu'une ligne n'est pas définie, un grand dessein envisagé. N'empêche ! Elles sont devenues si indispensables que même un grand journal économique comme ''Les Echos'' témoignait de l'urgence dans son édition de ce matin : ''La FFR va devoir passer à la vitesse supérieure, écrivair Alain Echegut, si elle veut que le rugby se développe en France, pour devenir un sport national (...) Cela signifie aussi que soit réglé le problème du calendrier (...) du rugby à 7 (...) le problème récurrent de l'arbitrage (...) des règles, pour que l'affrontement cesse de prendre le pas sur l'évitement (...) du dopage (...) la structuration de l'offre marketing..." A quoi on pourrait ajouter, les réformes liées au rugby amateur, à la formation, à la promotion de ce sport, au quota des joueurs étrangers dans les clubs pros et amateurs, aux centres de formation, aux stades qui ne répondent plus à l'attente du public, aux lycéens qui ne savent où jouer, à l'absence de contre-pouvoir, aux décisions iniques trop souvent qualifiées de ''fait du Prince'', aux amitiés un peu louches et aux petits arrangements entre amis. De quoi largement relever quelques mêlées dans les mois à venir...
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QUE FAIRE DE SA PROCURATION ?
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 A quelques mois d’une échéance capitale, l’Amicale vous adresse un message fort : « Vous ne devez pas donner votre procuration à votre Président de Ligue ou à votre Président de Comité Territorial » lors de l’Assemblée Générale élective pour la présidence de la F.F.R. au mois de décembre prochain.
Ils en font un très mauvais usage en cautionnant systématiquement le fait du prince.
Seulement sur le principe du mode d’élection qu’ils ont contribué à mettre en place pour pérenniser leur mandat au sein de la F.F.R., demandez la décentralisation de l’élection du président de la F.F.R. au sein de votre comité.
Si la majorité des présidents de club ne cèdent pas sur ce seul point, Pierre Camou sera dans l’obligation de modifier immédiatement le mode d’élection en Assemblée Générale extraordinaire.
Cette échéance, l’Amicale s’y prépare depuis un certain temps déjà et nous ne nous résignons pas à voir notre fédération faire preuve de plus de démocratie. Il devient maintenant nécessaire de provoquer la rupture avec ce système oligarchique.
Certains disent à la Fédération qu’il n’a a point de péril parce qu’il n’y a pas d’émeute. Et puis, un jour, le peuple se lasse. Il ne rentre pas encore en colère, il se lasse… des promesses, des discours, des élections… et même de l’Espérance.
Face aux dérives dont fait preuve notre Fédération, doit-on déplorer l’apathie dont font preuve la plupart des présidents de club du rugby amateur. Ils critiquent, ils revendiquent, ils contestent et au moment des élections ils donnent leur procuration à leur Président de ligue ou Président de Comité Territorial pour avoir la paix durant les quatre années à venir.
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TOI AUSSI, MA FEDERATION !
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 La lecture de la presse rugbystique, ces dernières semaines, nous amène à faire un parrallèle avec celle des Douze César de Suétone, qui nous éclaire sur la vie des premiers empereurs romains, qui se sont succédés après le ''divin Jules'', fondateur de l'Empire. On se demandera quel rapport peuvent bien avoir Auguste, Néron ou Caligula avec le rugby en général et sa Fédération Française en particulier ?
A priori, l'occupant de la rue de Liège n'empoisonne pas les opposants et les banquets fédéraux ne ressemblent pas aux orgies romaines (ne croyez pas les mauvaises langues...). Il existe pourtant un point commun frappant entre les moeurs du Ier siècle après Jésus-Christ et celles en vogue dans la Gaule du IIème siècle après William Webb Ellis.
On apprend, ou plûtôt il se confirme que le bon président Lapasset, du fond de son confortable fauteuil de président de l'IRB, organise tranquillement sa succession à la tête de la Fédération française de rugby. Comme ces empereurs qui désignaient, en l'adoptant, ceux qui leur succédaient, Bernard Lapasset a déjà tout prévu. C'est donc Pierre Camou, fidèle d'entre les fidèles, actuel vice-président de la FFR, qui devrait prendre place sur le trône laissé vacant, selon une tradition impériale bien établie. On se souvient que le même Bernard Lapasset avait été désigné par Albert Ferasse pour prendre la suite. A cet égard, on poursuivra la métaphore impériale en rappelant que la FFR a, elle aussi, connu ses Brutus. Le regretté Jacques Fourroux, pourtant couvé par Albert Ferrasse et promis à un brillant avenir fédéral, paiera cher sa tentative de prendre le pouvoir sans attendre qu'Albert 1er ne le lui octroie. Impatiente jeunesse...
L'épisode 2008 de la succession présidentielle voit, comme toujours, poindre le vent de la révolte des opposants, ces sénateurs rabaissés au rang de faire-valoir, privés de leur pouvoir par le président qui tient plus du premier consul que du ''primus inter pares''. Cette année, l'étendard de l'opposition est tenu par Jean Louis Boujon, président du comité territorial d'Ile-de-France, fort du soutien de Serge Blanco. Ce dernier, qu'on disait candidat il y a peu, a préféré une stratégie plus discrète et, peut-être, plus efficace : les contentieux entre la ligue nationale et la Fédération ont crée des inimitiés que Serge Blanco n'aurait sans doute pas réussi à effacer pour accéder à la présidence. Aussi, ce dernier avance-t-il semi-masqué. Mais, comme il y a 2000 ans, il existe des recettes infaillibles pour faire retomber la révolte : une promesse de poste ''à responsabilité'' a donc été faite à Jean Louis Boujon en échange de son allégeance à Pierre Camou. On se réjouira cependant que les pratiques les moins acceptables de la Rome antique n'ont pas survécu à la chute de l"empire. Jean Louis Boujon n'aura donc pas à faire goûter sa nourriture avant de la manger...
Antoine Aymond (Courrier des lecteurs Midi Olympique du lundi 20 mai 2008)
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